Je suis une simple collégienne, l'an dernier, j'étais en troisième et ma mère est rentrée du collège. Une après-midi ma mère est rentrée du travail en me disant qu'elle avait vu un drôle d'oiseau devant la maison.

J'aime beaucoup les animaux, une fois j'avais recueilli une tourterelle bébé tombée du nid, elle est morte quand elle a appris à manger d'elle même (avant je la nourrissais) d'après le vétérinaire, elle est morte étouffée...Dommage, je l' aimais beaucoup.

Revenons-en au fait : Ce soir là, je suis donc sortie en courant de la maison et suis allée voir sur la route et j'y vis un oiseau noir avec le "torse" beige, il me paraissait jeune et pas très habile. Il avait la queue qui remontait et de petites pattes rose pâle. J'ai mis un sacré bout de temps à lui courir après au beau milieu de la route, il avait peur. J'habite dans un hameau en pleine campagne, (le trou du cul du monde !) Mais là, il y a plein de voisins qui ont un tas de poules. Une fois que j'avais ce "piaf de malheur" dans les mains, je suis allée chez les premiers voisins que j'ai vue et ils m'ont dit que c'était une petite poule qui avait dépassé le stade du poussin et par conséquent avait des plumes. Je suis retournée à la maison avec la petite cocotte qui gigotais dans mes mains et une fois que j'ai convaincu mes parents de la garder, je l'ai mise dehors dans la cage de mon hamster décédé il y avait de cela trois ans. J'ai mis de la paille dans le fond et je lui mis une gamelle d'eau et un peu de blé que m'avaient donné les voisins.

De suite je me suis mise à lui chercher un nom et soudain j'ai pensée à : Ursula ! J'ai trouvée ça super pour ma petite poule. Le soir après dîner, je suis allée dans le jardin et j'ai lâché Ursula. Elle est partie en courant, j'avais peur pour elle, je ne savais pas où elle allait, elle s'était cachée derrière un buisson, ce que j'ai remarqué après avoir essayé d'imiter les pignements qu'elle faisait. Elle est donc sortie de ce buisson feuillu et commença prudemment à avancer vers moi. C'était génial et je me mis donc à aller courir partout dans le jardin, elle me suivait en allant à toute vitesse ! Ensuite, elle allait chercher le courrier avec moi, promenait le chien avec moi, regardait la télé avec moi (uniquement quand les parents étaient absents sinon...), elle faisait du vélo avec moi, elle se mettait sur le guidon, degois même, comme pour taquiner le chien, elle allait manger dans sa gamelle !

A la fin de l'été j'ai repris les cours et un ami menuisier lui fabriqua une cage d'un mètre vingt de hauteur, d'un mètre de longueur et de 70 centimètres de largeur. Elle s'y plaisait bien.

Elle passa l'hiver avec triomphe (moi qui croyait qu'elle aurait froid), malgré sa haine envers la neige ! Il y avait de quoi, elle ne trouvait plus de vers de terre, plus d'insectes ni de brins d'herbe et pire que tout, ça lui gelait les pattes ! J'ai lu l'histoire d'Anya et tout comme elle, je n'aurais jamais pu penser qu'on puise aimer une poule à ce point. Surtout ma 'tite Ursula, un ange chez les cocottes, adulte elle ne dépassait guère les 10 centimètres de hauteur ! Et me suivait toujours partout comme sa mère, le soir elle me montait sur l'épaule pour que j'aille la coucher et plein de petites choses comme ça... Un ange vous dis-je !!!

La fin de l'hiver 2004-2005 approchait, nous étions le samedi 12 mars et j'étais allée au ciné (sans vouloir faire de pub, le film Neverland n'est pas mal du tout...) Mais le fait est que quand je suis rentrée, je suis sortie de la voiture et j'ai appelée Ursula, d'habitude elle venait quand je l'appelais mais pas ce jour là.

Je commençais à paniquer mais me souvint qu'une fois elle m'avait fait un truc bizarre comme pour jouer, on aurait dit qu'elle avait fait exprès de se cacher et était sortit d'un buisson à raz du sol en se jetant sur mes pieds en poussant un petit cri. C'était à ça que je m'attendais mais non... A près une demi heure de recherche, (dans un jardin de 3000 mètres carrés), je l'ai retrouvée pas vraiment elle, mais ses plumes.. Toutes ses plumes...

Reconnaissant les plumes de sa poitrine, à l'origine beiges qui étaient devenu dorées et les plumes noires de sa queue, je m'assis par terre pour ne pas me faire mal au cas ou je tomberais dans les pommes. Une fois par terre, je pris une touffe de plume et la sentit. C'était bien sa dépouille qu'il y avait devant moi, elle avait les mêmes couleurs et cette même odeur de farine que j'aimais tant chez Ursula. D'ailleurs ça sentait très bon quand en hiver je m'amusais avec elle à lui souffler des bouffées d'air chaud dans les plumes... C'est comme ça que j'appris la mort de ma poule, si tendre soit-elle, elle avait été sauvagement assassinée et avait servi de festin (tout petit car elle était vraiment mini) à un chien qui avait fait quatre kilomètres à l'insu de son maître pour venir me la manger ainsi que huit poules chez les voisins.

Maintenant je me souvient des meilleurs moments, comme quand elle se mettait sur le guidon de mon vélo et que je freinais, elle faisait un vol majestueux ! Du jamais vu chez une poule naine !

En tout cas, je voudrais dire à toute les personnes possédant une poule si gentille que la mienne, qu'il faut profiter (comme avec toute personne) de chaque minute, chaque instant que vous passez avec car à la seconde suivante elle peut mourir et là vous regretterez de n'avoir pas passé assez de temps avec elle et ...

A chaque fois que vous la voyez, dites lui : " je t' aime ".

On ne sait jamais, elles vous comprennent...

Laura

Si jamais quelqu'un lit cela et voudrait me communiquer des informations sur les Bantams de Pékin, je vous laisse mon adresse e-mail : titchamalo@hotmail.fr

A bientôt peut-être...

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